Interview d’Arnaud et Martin, cofondateurs de Vadequa

I

Qui pourrait mieux présenter Vadequa que ceux qui en sont à l’origine ? C’est aussi ce que nous nous sommes dit !

Nous avons donc pensé qu’il s’agissait en l’occurrence d’un dialogue d’expert, et qu”il était préférable de les laisser s’exprimer entre eux.

Arnaud Knobloch et Martin Delemotte ont donc accepté d’endosser à tour de rôle les tenues de journaliste et cofondateurs de l’entreprise Vadequa pour nous livrer une interview retraçant les pas de cette jeune entreprise si prometteuse :

Martin : Bonjour Arnaud !

Arnaud : Bonjour Martin !

Martin : Alors, Arnaud, explique-nous, pourquoi avoir choisi le nom Vadequa ?

Arnaud : « Vadequa » provient du cœur de notre métier qui consiste à estimer l’adéquation entre une personne et une entreprise, et tout ceci grâce aux valeurs que celles-ci prônent. On a donc les mots [highlight2]v[/highlight2]aleurs » et « [highlight2]adéqua[/highlight2]tion » qui vont finalement former le mot « [highlight2]Vadequa[/highlight2] ».
A mon tour de te poser une question Martin !

Pourquoi se concentrer essentiellement sur la culture d’entreprise ?

Martin : Et bien, de façon générale on s’aperçoit, et encore plus grâce à Vadequa, qu’en tant que candidat, on a du mal à se faire une idée sur l’entreprise qui nous accueille.
Coté recruteur, les erreurs sont aussi multiples. On ne sait pas forcément dénicher et recruter les bonnes personnes. Trop focalisés sur les compétences et savoirs-faire, on finit par en oublier les valeurs humaines, et nous savons pertinemment que les compétences ne sont pas ce qui fait la réussite d’un recrutement.
La culture de l’entreprise nous a alors paru jouer un rôle très important dans le recrutement de personnes adéquates, et nous avons décidé de faire un partenariat avec un laboratoire de psychologie : le laboratoire Epsylon, de l’université de Montpellier III.
Nous avons alors développé un test d’adéquation basé sur la culture et les valeurs partagées entre individu et entreprise.

A présent c’est à mon tour de te poser une question.
Comment peut-on concrètement mesurer la culture d’une entreprise pour faire cette adéquation ?

Arnaud : Avec Vadequa nous avons cette optique, ce crédo d’avoir une approche scientifique des ressources humaines, et donc tout ce qui a été développé (aussi bien les modèles, les questionnaires comme les algorithmes) provient du monde de la science. Ce qui était le plus important pour nous était de mesurer avant tout la culture ressentie au quotidien par les salariés, qui est parfois totalement différente de celle que pense avoir la direction.

On a donc créé un questionnaire psychométrique à destination des collaborateurs de l’entreprise. Une fois que ces collaborateurs ont répondu à une série de questions, l’analyse de ces données permet de déterminer la culture de l’entreprise ; celle qui est vraiment ressentie mais également celle que les salariés souhaiteraient avoir. Ces résultats pourront par exemple nous donner de précieuses indications de proximité culturelle selon les départements, services occupés, et également la tranche d’âge des collaborateurs.

Mais une question me brûle les lèvres : pourquoi s’installer à Montpellier ?

Martin : Il faut savoir que Montpellier est une ville avec beaucoup de startups innovantes, comme la nôtre, et qui bénéficient d’appui et d’aides de la région notamment avec des organismes comme le « Languedoc Roussillon Incubation » qui permet de faire des collaborations avec des laboratoires. Bien entendu, comment ne pas être également attiré par son architecture, ses activités, son soleil et toutes ses autres qualités ?!

Mais revenons-en à notre sujet : Pourquoi s’attaquer au marché de la culture d’entreprise ? Ce n’est pas quelque chose de courant !

Arnaud : Pour la France c’est effectivement quelque chose de très novateur, mais il faut savoir que pour d’autres pays comme les Etats-Unis, le Québec, la Suisse ou la Belgique, la culture d’entreprise occupe une place primordiale dans le monde du recrutement.

Notre point fort à été de créer un logiciel permettant de mettre des chiffres sur cette notion abstraite qu’est la culture d’entreprise, montrant ainsi qu’il est possible de quantifier et de qualifier cette culture.

On s’aperçoit aussi d’après des études concernant la culture d’entreprise que, si l’entreprise possède une forte culture, elle sera en moyenne six fois plus performante que ses concurrentes grâce au haut niveau de motivation, de productivité et de fidélité de ses employés.

La culture d’entreprise influencera donc également beaucoup d’autres domaines, comme les RPS avec le stress, etc.
D’autre part, la tendance de fond de ces dernières années consiste à ne plus se concentrer exclusivement sur le CV et le savoir faire des individus. On peut effectivement former ses employés pour améliorer la qualité de leur travail, mais on ne pourra pas changer ce qu’ils apportent en plus de leur travail : on se concentre donc davantage sur l’humain.

Et toi ? Penses-tu internationaliser la société bientôt ? Et si c’est le cas, quand et où ?

Martin :Nous sommes déjà présents dans plusieurs pays européens, on s’est notamment développé très tôt en Suisse qui est un pays international où nous avons des partenariats, mais on pense maintenant en priorité aux pays anglo-saxons comme l’Angleterre et les Etats-Unis.

Mais avant ça, j’aurais voulu savoir si tu avais d’autres projets au niveau du logiciel Vadequa ? Comment vois-tu évoluer les choses ? Le recrutement reste-t-il la seule option possible en matière de culture d’entreprise ? Ou est-ce possible de transporter l’utilisation du logiciel dans d’autres domaines que celui-ci ?

Arnaud : A l’heure actuelle nous vendons deux choses :

D’une part, l’audit de culture d’entreprise, ce que nous appelons le « profiling », qui va permettre aux sociétés de mesurer la véritable culture de leur entreprise, d’acquérir des données sur les différents départements, services, filiales, et qui permettra de renforcer leur culture ou de la faire évoluer dans un objectif précis.

Le second produit que nous commercialisons concerne le recrutement en lui-même : la gestion, l’évaluation et la présélection des candidats par rapport à cette culture.

On développe aussi un troisième produit qui se concentrera essentiellement sur le développement interne des salariés au sein de l’entreprise. Il conviendra aussi bien pour les entretiens annuels, la mobilité interne, la gestion de carrière, la formation ou le coaching.

Mais à propos, quelle est la culture d’entreprise de Vadequa ?

Martin : Nous avons voulu instaurer ce que nous appelons une culture d’innovation, c’est-à-dire que nous laissons beaucoup de liberté aux salariés dans le but de réaliser leur potentiel et exprimer leur créativité. C’est cette méthode qui a été pour nous la plus efficace car elle a permis de susciter la curiosité de l’employé en rendant son travail plus intéressant et en développant son autonomie pour donner de la valeur à son apprentissage.

Comme notre entreprise offre de nouvelles perspectives dans le monde du recrutement, notre mode de management est en adéquation avec nos valeurs qui s’axent évidemment vers les modes futurs de management.

Et justement, quels sont vos clients ? Quel genre d’entreprises font appel à vous ? Et où en êtes-vous aujourd’hui ?

Arnaud : Le projet Vadequa a débuté en septembre 2010 et on a commencé la commercialisation de la solution Vadequa à partir de septembre 2012. Deux ans nous ont été nécessaires pour développer le produit et valider les modèles.

Depuis septembre 2012, le lancement de la solution, nous approchons les 50 clients de tailles et secteurs divers. Mais il s’agit essentiellement de grosses PME, entre 100 et 1000 personnes, qui attachent de l’importance à la culture de l’entreprise et qui ont conscience que ce point là est crucial dans la phase de recrutement et de développement.

Dans la suite logique, est-ce que les entreprises qui ont fait appel à Vadequa ont été jusqu’à présent complètement satisfaites du résultat ? Et surtout, est-ce qu’une fois le logiciel vendu l’intervention de Vadequa est terminée, ou un accompagnement, une gestion est envisageable ?

Martin : Alors, effectivement les entreprises qui ont fait appel à nous sont pleinement satisfaites, les recrutements effectués se sont bien passés dans tous les cas et les personnes sont toujours en poste, et nous pensons même à les interviewer prochainement pour donner une idée de notre travail aux entreprises désireuses de travailler avec nous.

Pour le suivi des dossiers et concernant les questions sur le logiciel ou le recrutement, nous restons à l’écoute des entreprises dans lesquelles nous intervenons, et du moment que nous maîtrisons le domaine de spécialité nous les accompagnons.
En ce qui concerne d’autres domaines dans lesquels nous n’avons pas les compétences nécessaires pour combler l’attente de nos clients, nous les accompagnons vers nos l’un de nos partenaires qui pourra satisfaire leurs demandes.

Et pour finir, est-ce que Vadequa recrute ?

Arnaud : Oui, nous recrutons !

Nous cherchons actuellement des business developer qui nous permettraient de prendre contact avec de grandes entreprises puisque nous avons pour le moment travaillé principalement avec des moyennes et grandes PME. Il nous semble primordial de pouvoir se développer en travaillant avec des entreprises de taille plus importante qui ont elles aussi des cultures riches et passionnantes.

Martin : Merci Arnaud d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

Arnaud : Mais il n’y a pas de quoi Martin, merci à toi plutôt.

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Arnaud Knobloch

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