Et vous, votre entreprise, vous l’avez dans la peau ?

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C’est aussi ce qu’ont dû se demander les employés d’une agence immobilière new yorkaise, Rapid Realty NYC. En effet, cela fait quelques mois à présent que cette agence immobilière a mis en place une innovation publicitaire originale. Et tout est parti d’un employé qui a prit la liberté de se faire tatouer le logo de son entreprise…

Une entreprise à fleur de peau

L’entreprise a repris l’idée et propose à présent à ses salariés de se faire tatouer les deux « R » inversés du logo de l’agence à l’endroit du corps et aux dimensions de leur choix, en échange d’une augmentation de 15% de leur salaire.

Robert Trezza, un salarié de l’agence, explique sur la chaîne de télévision CBS que « c’est une bonne occasion de montrer son attachement à une entreprise qui fait en sorte que ce soit marrant d’aller au travail tous les jours », alors qu’une de ses collègues affirme : « j’ai reçu une fiche de paye avec un montant sensiblement différent ».

Ainsi, sur les 700 employés que recense l’entreprise, 40 d’entre eux ont à ce jour pris l’initiative de démontrer leur attachement à leur entreprise de manière permanente.

La dissonance cognitive au service de l’attachement

Il semble évident que cet acte soulève une question bien plus profonde qu’un simple dessin sur un bout de peau, et nous ne connaissons pas avec exactitude les raisons qui ont pu pousser un employé à se faire tatouer en premier lieu le logo de l’entreprise sans rémunération.

Toutefois, on peut supposer que cet employé aura été la clé de beaucoup d’implication de la part d’autres employés. En effet, Festinger (1956) à travers “L’Échec d’une prophétie ” explique le concept de dissonance cognitive. Il s’agit d’un état de malaise, de tension désagréable, qui surviendra si il y a un décalage entre ce que pense l’individu et ce qu’il fait. Pour calmer cette tension, l’individu va inconsciemment modifier ce qu’il pense, ou ce qu’il fait. Le choix se fera en fonction de ce qui sera le moins coûteux à modifier pour l’organisme.

Ainsi, comme l’employé ne pourra pas changer son tatouage, il ne reste plus qu’a devenir fier de “porter” les couleurs de l’entreprise.

Machiavélisme ou bienveillance ?

Alors, doit-on dénoncer cette offre de l’entreprise comme une manipulation ? Ou faut-il prendre en compte que l’attachement qui en découle est suffisamment bénéfique aux salariés pour ne pas avoir à s’attarder sur la méthode ?

En somme, la fin justifie-t-elle les moyens ?

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Arnaud Knobloch

Geek & Entrepreneur

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