Sun Tzu : de l’art de la guerre à l’art de diriger

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J’ai récemment lu ce livre qui applique les principes du fameux livre de l’Art de la guerre au management et à l’entrepreneuriat d’aujourd’hui. J’ai souhaité en faire un résumé et une critique.

Principe général du livre : éviter autant que possible les affrontements (de faire la guerre).

Être victorieux dans tous les combats n’est pas le fin du fin ; soumettre l’ennemi sans croiser le fer, voilà le fin du fin.

L’entreprise doit éviter au maximum une guerre avec ses ennemis (concurrents). Si vraiment elle n’a pas le choix alors il faut :

  • Connaître l’autre grâce aux 5 facteurs (Vertu, Ciel, Terre, Commandement, Règle).
  • Se défendre sur les points où l’on est le plus fort si l’on se fait attaquer (et abandonner les autres).
  • Attaquer sur les points faibles de l’ennemi (si on est l’assaillant).
  • Faire en sorte que cette guerre soit courte. Car plus elle sont longue plus cela coûte cher.

>> C’est le paradoxe du livre l’Art de la guerre qui conseil de l’éviter par tous les moyens. Cela ressemble à la stratégie océan bleu. C’est un principe auquel je crois, il faut mieux, au départ en tout cas, développer une entreprise qui n’a pas d’ennemis directs mais que des partenaires et des clients potentiels.

Devenir une entreprise invincible

Il dépend de soi d’être invincible mais il dépend de l’ennemi qu’il soit vincible

Pour devenir une entreprise invincible, il y a 5 facteurs à construire et à connaître :

  • La Vertu : la vision de l’entreprise et sa culture.
  • Le Ciel : les tendances du marché. Ce qui évolue.
  • La Terre : le marché (clients, concurrences, taille). Ce qui est fixe.
  • Le Commandement : le CEO, ses forces et faiblesses.
  • La Règle : l’organisation interne (procédures, méthodologies, segmentation de l’entreprise, etc).

Enfin il faut organiser une capacité au changement au sein de l’entreprise pour faire face aux imprévus. L’entreprise doit être adaptable.

>> Cela semble plutôt logique. Je suis bien évidement totalement d’accord avec le 1er facteur qui est le plus important. Construire sa culture d’entreprise et définir la vision de celle-ci afin que les collaborateurs la partagent. De même je pense que chaque entreprise doit rester adaptable : changer les procédures, restructurer les équipes, développer de l’innovation, etc, pour survivre. C’est d’ailleurs la recommandation d’Edgar Schein (l’un des plus grands experts en organisation).

Devenir un excellent dirigeant

Pour être un bon dirigeant, le CEO doit :

  • Être imprévisible et visionnaire.
  • Créer un attachement entre les collaborateurs et l’entreprise.
  • Susciter la confiance.
  • Construire des règles internes justes et efficaces.
  • Faire de la veille.
  • Tourner chaque nouvelle situation à son avantage.
  • Être prêt pour l’incertain.

Il précise aussi que le dirigeant est le responsable en toute circonstance et que la qualité des troupes (des collaborateurs) n’a pas d’importance pour être victorieux.

L’habile homme de guerre s’appuie sur la position stratégique et non sur des qualités personnelles.

>> Ok pour les qualités du dirigeant mais je ne suis pas d’accord sur la seconde partie. Pour moi, et à fortiori dans une petite entreprise de type startup, les qualités personnelles des employés sont essentielles. Le dirigeant ne peut pas tout porter sur ses épaules et doit être aidé par des collaborateurs prodigieux. Est-ce que Google serait le même Google si au départ les salariés étaient médiocres ?

Conclusion

C’est un livre qui se lit bien et qui permet de prendre un peu de recul. Surtout quand l’on se dit que l’Art de la guerre a été écrit il y a 2 500 ans. Finalement, nous n’avons pas beaucoup évolué dans le management depuis !

Ce que j’en retiens c’est qu’il faut éviter les affrontements directes, créer une culture d’entreprise forte et faire en sorte que l’entreprise soit adaptable pour utiliser l’environnement et le changement comme une force.

Qu’en pensez-vous ?

2 Commentaires

  1. 14 février 2014    

    Passionnée par l’entreprenariat et exerçant dans ce domaine depuis quelques temps ( accompagnement et suivis de porteurs, mais dans des réseaux traditionnels associatifs ) je pense en effet que faire la guerre est rarement une bonne solution.. ton résumé me donne une idée pour mon prochain livre de chevet !

  2. HELFER HELFER
    28 février 2014    

    Une feuille de route exaltante, séduisante. je veux bien faire partie d’une équipe qui sait appliquer de tels recommandations ;-)

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